Journée avec le MSJ pour la rencontre avec le Recteur Majeur

J’ai participé à la rencontre avec le Recteur Majeur à Paris et à Liège, les 23 et 24 février 2019. Dans cet article, je vais vous détailler la rencontre qu’il y a eu entre le Recteur Majeur et les jeunes du MSJ.

Avant cette rencontre, nous nous sommes retrouvés à 10h00 à Paris avec les jeunes du MSJ et les sœurs salésiennes pour passer un magnifique début de journée à la sauce MSJ donc pleine de joie, de rencontre et de partage. Les frères et les prêtres salésiens étant en pleine rencontre avec le Recteur Majeur, ils nous ont rejoints plus tard.

Il y avait des jeunes venant de l’Oise, d’Argenteuil, de Lille, de Paris, de Liège, de Bruxelles, de Mons, de Louvain, de Marseille. Déjà, ça fait chaud au cœur de voir cette mobilisation, tous ces déplacements pour se retrouver dans un même lieu et passer la journée tous ensemble. Les frontières et les kilomètres ne sont pas un barrage au sein du MSJ.

La journée a commencé en se disant bonjour au fur et à mesure des arrivées. Puis, on a fait les traditionnelles danses salésiennes qui nous réchauffent le corps et le cœur. Cette activité a été suivi par un jeu pour faire connaissance. Cela nous a permis de se rencontrer, d’apprendre les prénoms et les anecdotes de vies de chacun. Une fois cette joyeuse introduction passée, nous avons enrichi cette matinée par un temps de prière dans la chapelle.

Nous avons ensuite eu une présentation sur le Recteur Majeur et le pourquoi de sa venue. Nous avons découvert quelles étaient ses missions, comment il est élu, etc : par un quizz soigneusement préparé par nos sœurs salésiennes. Ce jeu fait par groupe de 4 était très amusant et nous avons appris pas mal de chose sur les Salésiens et le Recteur Majeur.

Le Recteur Majeur est le successeur de Don Bosco, il est élu tous les 6 ans. Don Ángel est le dixième successeur de Don Bosco. Il trouve important d’avoir des rencontres de qualités avec tous les salésiens qui sont présents dans 134 pays dans le monde. En 5 ans, Don Ángel a déjà visité des jeunes et des Salésiens dans 84 pays du monde.

Nous avons vu une vidéo sur les étrennes « La Sainteté aussi pour toi » du Recteur Majeur pour l’année 2019 qui a été suivie par un temps de partage en petit groupe. Dans cette vidéo, Don Ángel insiste sur plein de points que je vais essayer de vous exposer ici. Il nous dit que nous avons tous le même sang rouge mais que personne n’est égal à un autre. Chacun porte en lui la respiration du Créateur, une empreinte personnelle, un don, chacun à notre manière. Nous sommes tous frères et tous nés par amour. Les saints sont ici. Ils vivent parmi nous mais ne sont pas connus. Ils vivent en toute humilité. Ils accomplissent de grands et petits miracles. Ils ont la bonté, la générosité, l’accueil, la tendresse et la compassion profonde pour l’autre. Être saint signifie avoir à cœur le bien de l’autre et se consacrer à cela, vivre pleinement, se laisser surprendre tous les jours par la beauté de la vie. Les saints sont les yeux et les mains de Dieu. La sève que Dieu met en nous, produit de bons fruits : amour, joie, paix, patience, humanité… Nous avons tous à l’intérieur de nous un rêve, un don s’inscrivant dans le grand dessein de Dieu. Nous sommes les seuls à pouvoir le découvrir, le cultiver et lui donner vie. Cette graine, si elle est plantée en terrain fertile, peut donner lieu a un engagement responsable, à une vocation à la sainteté. C’est Jésus qui suscite en nous le désir de faire de grandes choses, la volonté de suivre un idéal. La sainteté est un choix, elle est accessible à tous. La sainteté fait déjà partie de nous. Nous devons seulement lui donner du temps et de l’espace pour éclore. Dieu nous demande d’être saint : se consacrer au travail, prendre soins des relations, être au service des autres, aimer sa famille, avoir le souci de la vie intérieur. Les saints sont la lumière du monde. Don Bosco, un exemple de sainteté, nous invite à rêver avec lui notre plein bonheur. C’est Dieu que nous cherchons quand nous aspirons au bonheur. Seul Lui nous aime pour toujours, pour l’éternité et à tout prix. Il est important d’avoir le courage d’être heureux. Être heureux, c’est :

  • Reconnaître que la vie vaut la peine d’être vécue malgré les défis, les incompréhensions et les périodes de crises

  • Remercier Dieu chaque matin pour le miracle de la vie

  • Ne pas avoir peur de ses propres sentiments

  • Rester solide quand on reçoit des critiques, même quand elles sont injustes

  • Laisser vivre la créature qui vit à l’intérieur de nous libre, joyeuse et simple

  • Avoir la maturité de dire : « je me suis trompé »

  • Avoir le courage de dire : « pardonne-moi »

  • Avoir la sensibilité pour exprimer : « j’ai besoin de toi »

  • Avoir la capacité de dire : « je t’aime »

  • Ne jamais lâcher prise : Dieu a mis un ange auprès de nous

  • Ne jamais renoncer aux personnes qu’on aime

  • Ne jamais renoncer au bonheur, car la vie est un spectacle incroyable

La tentation d’abandonner peut être forte, car nous ne voyons pas tout de suite les fruits. Mais, ceux-ci, en silence, continuent à croître. Nous devons savoir attendre et espérer. Nous serons saints et donc heureux pour l’éternité. Marchons ensemble vers la sainteté.

Le temps de partage en petit groupe nous a permis de discuter de ce qui nous a touché dans cette vidéo, de la question de la sainteté, de ce qu’on fait de saint dans notre vie, de ce qui nous empêche d’être tourné vers les autres, du temps qu’on prend pour prendre soin de nous-même et pour les autres, du temps que l’on prend pour découvrir notre appel, de notre définition du bonheur, des obstacles qui nous empêchent d’être heureux.

Ensuite, un jeu de carte en groupe a introduit le thème de la responsabilité. Il fut intéressant d’avoir le retour des différentes équipes, de comment se sont comporté les différents joueurs au sein des différents groupes. Nous avons pris ensuite un temps personnel puis un temps d’échange en petit groupe pour discuter de la mise en responsabilité. Il est toujours très intéressant de discuter en petits groupes : la mise en commun des différents avis fait évoluer notre réflexion.

Après cette belle matinée et après-midi de partage, nous avons commencé à préparer la rencontre avec le Recteur Majeur en préparant des danses, de la musique, des courtes scènes de théâtre pour la veillée.

La rencontre avec Don Ángel fut fabuleuse. Il a mis en avant beaucoup de points fort essentiels à la vie des jeunes. Je vais essayer de vous exposer ici différents points. Le Recteur Majeur a visité de nombreux pays dont la Syrie. La situation dans ce pays est terrible. La guerre rythme la vie et les déplacements de nombreuses personnes. Nous ne sommes pas dans un pays en guerre mais nous avons tous nos blessures, nos déceptions personnelles, nos relations affectives inachevées, nos échecs. Chacun a son historique que nous gardons dans nos âmes et dans nos cœurs. Ce qui est important, ce n’est pas ce qui nous arrive et ce qu’on vit mais la force que nous employons chaque jour pour affronter la vie. Rien ne doit nous effrayer dans la vie. Nous devons accepter la situation dans laquelle nous nous trouvons. La foi change la manière d’affronter le monde, elle nous confère une force intérieure qui nous permet de conquérir ce qui nous tourmente. Don Ángel nous souhaite de prendre le chemin où le Seigneur nous appelle. Dieu a un rêve différent pour chacun de nous. Souvent, nous nous demandons ce qu’on aime et on choisit notre chemin en fonction de ça. Mais, Don Ángel nous invite à penser le rêve que Dieu a pour nous, indépendamment de nos propres désirs. Le Pape Benoît XVI disait qu’il ne faut pas avoir peur de ce que Dieu va nous demander. Pourquoi imaginer que Dieu nous demanderait quelque chose qui va nous embêter ? Notre vie ne peut pas dépendre seulement de nos goûts et de nos désirs. C’est une manière normale et superficielle de faire les choses, mais pas chrétienne. Don Ángel nous donne des conseils pour voir le rêve de Dieu pour nous :

  1. Ne pas avoir peur de ce qu’on va découvrir (cf. Benoît XVI)

  2. Se dire la vérité à soi-même, vivre sa propre vérité

  3. Rêver à ce qui nous rend profondément heureux, en parler avec Dieu avant d’en parler avec les autres, d’où l’important de prendre du temps face à face avec le Seigneur

Être chrétien aujourd’hui, c’est penser la vie avec un but très grand, prendre ses responsabilités. Être responsable, c’est donné le meilleur de soi-même là où on est. Il est important de ne pas exiger des autres ce que je n’exige pas de moi-même. Il faut être exigeant avec soi-même. Dans les relations humaines, il est important de prendre au sérieux les sentiments des autres. Ce sont les lâches qui jouent avec les sentiments d’une personne sans les prendre au sérieux. Le respect et la responsabilité permet de prendre au sérieux l’autre, la relation en elle-même. Pour ce qui est de la politique, Don Ángel nous conseille de faire attention au populisme, car il renferme souvent beaucoup de mensonges. Il nous encourage à être critique vis-à-vis des programmes et des politiciens qui sont souvent des opportunistes qui ne vivent pas la réalité des gens. Il encourage les jeunes qui sont intéressés à s’engager pour avoir la possibilité d’œuvrer dans un service public avec un regard humain et chrétien.

Après cette belle rencontre, les discussions et questions-réponses ont laissé place à une veillée haute en couleur dans la belle église Saint Jean Bosco. Les paroissiens, les jeunes du groupe MSJ, le père Guy Gilbert et le Recteur Majeur étaient tous rassemblés pour cette veillée à la sauce salésienne. Le groupe de musiciens du MSJ ont fait un travail formidable, ils ont mis le feu. Certains jeunes du MSJ ont joué des scènes de la vie de Don Bosco et de Marie avec des déguisements épiques. Ils ont également préparé et présenté un spectacle de danse. Les jeunes de la paroisse se sont aussi mobilisés pour nous faire des spectacles de saut à la corde et de danse. Deux syriennes appartenant au réseau salésien en Syrie et vivant maintenant à Paris nous ont exposé la situation de leur pays et leur histoire. Elles nous ont appris une danse syrienne dans la journée que nous avons présentée lors de cette veillée. Un jeu fort amusant a été organisé et le Recteur Majeur a « joué le jeu ». La fin de cette veillée a été rythmé par les chants « Brûle en moi » et « Je suis dans la joie » qui ont fait danser et chanter un grand nombre à travers une file indienne enjoué qui parcourait toute l’église.

Une journée inoubliable…

Merci à Jaïdette Mambulu avec la participation d’Anne-Florence Perras pour cet article.

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